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la petite fille de monsieur linh, philippe claudel, vieillesse

En provenance d'un lointain pays asiatique, Monsieur Linh débarque dans une ville portuaire française tenant tendrement dans ses bras sa petite fille. Désorienté, le vieillard s'adapte tant bien que mal à la vie en communauté avec quelques uns de ses compatriotes. La première fois qu'il quitte le lieu d'hébergement, désorienté, il arpente indéfiniment le même trottoir qui le fait revenir à son point de départ.
Les jours suivants, il s'aventure davantage et fait la rencontre d'un certain monsieur Bark. Les deux hommes ne peuvent communiquer que par les gestes et les émotions du fait de la barrière de la langue. Mais tout ce que raconte monsieur Bark est forcément compris par le lecteur qui assiste à la compréhension qu'en a monsieur Linh. Celui-ci considère Bark comme l'homme de la providence, car le seul à lui parler dans cette ville immense. Il ne peut comprendre que Bark raconte en réalité les exactions qu'il a commises en temps de guerre dans un lointain pays asiatique (!!)
Une amitié singulière va se nouer entre les deux hommes. Monsieur Linh est ravi que Monsieur Bark accepte sa petite fille et monsieur Bark non moins ravi que le vieil homme ne semble pas lui tenir rigueur de son passé militaire.
Comme d'habitude, l'écriture de Claudel est parfaite et d'une lecture agréable, de la très belle littérature en somme. C'est à la toute fin du roman qu'advient la surprise qui donne sens à toutes les pages précédentes. Une surprise qui vous coupe littéralement le souffle. Un roman qui expose les injustices humaines, comme souvent chez Claudel, mais aussi tout plein de tendresse et de naïveté. Idéal pour partir à la découverte de l’œuvre de Claudel.

LGF ; Le Livre de Poche ; 2007 ; 192 p. ; 5,90 €

Tag(s) : #Littérature française, #Coup de coeur

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